12.11.2007

JE ME SOUVIENS (3)

POUR LES FANS et ceux qui suivent (sinon se reporter à je me souviens, je me souviens (2))

LES IMPROBABLES PLEURS DE SA MERE

Qui a déjà vu sa mère pleurer peut comprendre à quel point ses pleurs là sont émouvants. Emouvants pour ne pas dire plus…improbables (bien que ce terme me chagrine) semble un qualificatif plus juste : Pourquoi ma mère pleure ? Parce qu’elle est en colère, parce que sa voiture ne marche plus, parce que mon père l’a ennuyé, parce qu’il fait froid, parce qu’il fait chaud mais certainement pas parce que mon père est mort…on me l’aurait dit, tout de même.

Voir sa mère pleurer est épouvantable : c’est de ma faute, tout où presque se dit l’enfant qui n’a malheureusement pas tort. En temps normal, une mère se retient, se tient, au moins jusqu’au coucher des petits. Là, non elle hurle de désespoir : je me souviens qu’elle criait : « C’est pas possible, pas lui, pas maintenant » en agrippant le mouchoir en papier de ma grand-mère. Elle hurlait plus fort que son corps et là, j’ai compris que la vérité m’échappait. J’avais 4 ans et je ne comprenais pas. Maintenant je m’en souviens.

Voir sa mère pleurer c’est perdre pied, d’habitude c’est moi qui pleure, là je ne sais pas, je ne vois rien. Qui va s’occuper de moi ? Ce hurlement, je m’en souviens, je n’ai eu qu’une réaction de rejet : d’accord, elle pleure tout le temps, d’accord il ne faut pas l’embêter avec mes poupées le matin, d’accord je ne pleurnicherais plus parce que mon œuf à la coque, ce petit délice jaune d’or et chaud, était jaune pâle et dur, d’accord tout le reste aussi…mais qui va s’occuper de moi ? Je dois retourner à l’école d’abord, pourquoi je n’y suis pas, voilà des nuits et des jours que nous sommes revenus de la mer et je suis toujours dans cet appartement, toute la journée à attendre que mon père revienne. Mais finalement je peux aussi bien l’attendre à l’école. Je sais presque lire parait-il, je suis très avance parait-il, mais je vais finir par être en retard.

La souffrance d’un enfant est mystérieuse, fantasmagorique. Elle est surtout instinctive, immédiate. Je souffre maintenant, fortement, intensément, ici et maintenant j’ai très mal, je hurle et je demande. Mais demain sera un autre jour, le long travail de grignotage mental et senti-mental s’opère mais en apparence, toute se tient. A partir de cet événement morbide, j’ai été une enfant adorable, d’une sage révolutionnaire : exemplaire à l’école avec deux fameuses années d’avance, aussi discrète que délurée (toujours au moment juste), j’ai beaucoup lu seule dans ma chambre, j’ai toujours choisi des amis très fréquentables, j’ai toujours eu peur de ma mère, je n’ai jamais rien dit. Un silence révolutionnaire pour une enfant qui perd son père et dont on attend les pires réaction. Non, vous n’aurez rien, vous ne saurez rien, je garde tout. Pas d’émotions, « elle réagit vraiment bien, c’est incroyable un an après, pas une crise rien…mais elle le réclame parfois ? ». Réclamer…comme si on réclamait son papa à 4 ans, « Oyé, oyé, je réclame mon père à la barre, voilà deux mois que je ne l’ai plus vu, qu’il arrive tout de suite ou disparaisse à jamais ! »  Ce que les gens sont cons…et ça je me souviens que je le savais. « Ils sont cons » pensais-je, en observant leur pitoyable mine attendrie sur ce petit bout d’être enrobinée et liseuse dans un coin. Les invités me regardaient de cet œil compatissant, moitié préoccupés par mon sort tragique, moitié concentrés sur le reste de la bouteille de Mumm que ma grand-mère Yvonne  oubliait régulièrement de resservir pour mieux se l’accommoder une fois seule. Je ne dirais rien, je n’exprimerais rien, j’accumule : vous n’aviez qu’à me prévenir, me dire franchement ce jour là « Hélène ton papa est parti, il est là haut au ciel, il ne reviendra plus jamais. » Cela ou autre chose, ce genre de conneries que l’on débine aux enfants, une sorte de vérité grimée avec les fleurs du langage. Mais au moins, j’aurais su : Un, qu’il n’était plus la peine de l’attendre, qu’il ne reviendrait pas de la plage Deux, que ma mère pleurait parce qu’il était parti. C’eut été simple, enfantin…Alors qu’aujourd’hui j’attends toujours.

11.11.2007

Je me souviens (2)

VOUS SOUVENEZ-VOUS ?

Voilà quelques semaines, je vous donnais à lire mes débuts orphelins,voici une suite. A prendre ou à laisser (pour ceux qui ont manqué le début je passe le "Je me souviens 1" juste avant)

C’EST PROBABLE : l’édredon or

Longtemps je me suis inventé la mort de mon père, je l’ai inventé pour moi, pour les autres, pour avoir l’air et pour savoir quelque chose de sur, de probable. Je ne savais rien, alors j’allais tout inventer. Pourquoi personne ne m’en parle ? Cette question est revenue en permanence durant de longues années. 

J’étais souvent calfeutrée dans un édredon jaune d’or, le vieil édredon de la maison de famille rapporté à Paris après maintes de mes suppliques ; je me souviens que c’était la seule couverture qui satisfaisait mes désirs de douceur, l’édredon était doux, souple et léger. J’y étais comme sur un nuage, un nuage de neige d’or : le bonheur suprême qui éveillait en moi des fantasmes étonnants car jusqu’à 8 ou 9 ans j’ai cru très fort que le ciel et les nuages étaient en fait les stations de ski, lorsqu’on partait au ski, à la neige c’était là-haut. Et quand je regardais le ciel, j’y voyais la neige …C’était sur et je balayais vite la question de savoir comment on y arrivait, mais ce qui était sur c’est qu’on y arrivait…

On y arrivait car j’y étais arrivée moi avec Papa dans cet espace neigeux à ciel bleu. Je ne m’en souviens pas mais les photos sont là pour attester en douceur de l’exactitude des faits : grand nageur, grand skieur, j’ai eu droit très tôt aux affres sportives familiales  : bouger, tourner, se mouvoir et se vouloir en mouvement. « Tu peux pas bouger un petit peu non, sors de cet édredon voyons ! ». Voilà un souvenir : cette porte de chambre soigneusement fermée par mes soins et régulièrement ouverte par mon adorable aïeul, ma grand-mère Yvonne,  juste inquiète de ce silence enfantin et permanent. Nous étions à Paris, dans le 17ème arrondissement, un de ces immeubles des années 30 autrefois de belle allure, et depuis le « drame » on m’avait réservé un coin de paradis chez ma grand-mère, une chambre simple et grande qui peu à peu fur meublée de variétés mobilières étonnantes et disparates, je me souviens d’une immense bibliothèque vitrée affublée en son milieu d’un mini bar improvisé. Lorsqu’il m’arrivait d’ouvrir la porte en noyer de ce placard, une odeur éprouvante m’envahissait. Cette madeleine d’Hélène, je la déguste souvent dans les intérieurs de personnes âgées où les alcools sont tous bien rangés dans un endroit fermé : l’odeur qui s’en dégage, et surtout celle du Whisky est très particulière. J’ai donc su bien longtemps plus tard que c’était l’odeur du Whisky qui me répugnait tant et qui me répugne toujours. Mais je me souviens du bonheur de cet endroit « à moi ». Y être protégée, voilà ce que je désirais. J’y étais protégée de toutes autres sortes d’aventure exotique comme la mort de mon père par exemple. Rien de spectaculaire n’arriverait là. CQFD. On ne viendrait plus chercher ma mère soudainement, on ne me confierait plus à la garde de mon oncle et ma tante (avec lesquels j’entretenais des rapports aussi hasardeux qu’épisodiques), on ne me laisserait plus seule enfin. La mort de mon père, je m’en souviens je m’en foutais…simplement il ne fallait pas que ma mère aient ses yeux bas, ce regard d’épouvante figée ; il ne fallait pas qu’on me dise que « tout va aller bien maintenant » alors que je sentais le contraire. Je me souviens que ma chatte Popova a dormi sur mon lit le soir de la mort, on m’a casé au mieux, après 1000 questionnements : « Il vaudrait mieux faire comme si de rien n’était non ? », « Si elle ne trouve pas sa mère dans la nuit elle va s’énerver… »

Bref, mon père vient de mourir noyé, ma mère formalise l’évènement auprès des autorités et ma famille préserve la petite fille : moi.  Je  ne sais pas jusqu’à quel point on va continuer, immanquablement, à essayer de cacher la vérité aux enfants mais c’est fulgurant cette énergie déployée pour brouiller les pistes.  De toutes les façons je savais tout, quoiqu’ils me disent, quoiqu’ils organisent, quoiqu’ils manipulent, j’avais très bien compris que la pièce tragique avait joué son premier acte. Récemment, j’ai trouvé une petite fille extraordinaire, elle s’appelle Maëla : 4 ans sonnés, sa mère décide de quitter terre après une courte maladie…la petite fille sait tout, elle a compris l’absence, virevolte, cherche le regard. Lorsqu’un jour, au grenier nous trouvons ensemble un jeu de tricot elle me regarde butée : « Ma mère doit m’apprendre à tricoter, elle a promis…mais pour le moment elle est morte ! » Avez-vous compris ? Un enfant comprend tout PONCTUELLEMENT. Je me souviens de tout ponctuellement, souvenez-vous en.

L’IMPROBABLE MORGUE

Pire est l’imaginaire. J’ai 4 ans, on me tient en silence, on m’aime et on m’embrasse mais aucune information ne m’est autorisée. La chaude plage d’Oléron reste vide, septembre est là, mon père n’est pas revenu depuis quelques moments, il ne m’a  pas embrassée hier pourtant j’ai bien déjeuné comme il faut, dans les quantités imparties, ma mère est partie très tôt « chez le docteur », que se passe t’il ? Je sais tout déjà et personne ne le comprend. Je sais que Papa ne reviendra pas pour les vacances, et je sais que Maman n’est pas malade, je sais que ma grand-mère Yvonne ne m’a pas emmené au marché ce lundi et que ça n’est pas normal. Je me souviens qu’il s’est passé quelque chose…d’impalpable, de délicat. Mes cousins s’entrecroisent sans relâche, ils font bloc : ils sont frères et sœurs, je suis fille unique. Voilà comment j’ai senti l’autoroute imaginaire qui se dévoilait devant moi : IL SE PASSE QUELQUE CHOSE. Je ne suis pas sûre alors il me reste à inventer…

Mais ai-je réellement vu mon père mort à la morgue ? C’est ce que je crois. Je me souviens de ce corps terreux, de cette peau blanche et rouge, de cet effroi statique : comment comprendre qu’un père est mort ? Comment comprendre que jamais plus il ne réapparaîtra ?

En tous les cas j’ai vu mon père à la morgue, j’avais 4 ans et c’était pour mon bien.

Finalement voir très tôt un cadavre, aborder la mort de son point de vue le plus cru n’est pas si éprouvant, c’est au contraire assez simple pour un enfant, aussi simple que de tourner une page d’un livre. Ce que l’enfant n’imagine pas c’est qu’il ne pourra plus relire ce livre, que la page est tournée à jamais, pas de retour en arrière. Voilà l’inimaginable, et même devant ce corps inerte, saupoudré, silencieux je n’ai pas cru à une fin. Quelques mains délicates ont évacué tendrement ma frêle carcasse vers la pièce voisine et je me suis demandée pourquoi toute la famille était réunie là,  à ce moment là dans cet endroit absurde, sans livres, sans table, sans rien. D’ailleurs on avait oublié d’y emmener le chat. Donc je viens de voir mon Papa, on ne me dit pas qu’il est mort car quoiqu’il en soit je ne l’aurais pas cru. Ca ne m’intéresse pas, Papa ne m’a pas dit un mot, d’ailleurs il dormait mais quelle drôle d’idée de dormir comme ça au milieu d’une pièce et en hauteur. Je veux savoir pourquoi Grand-mère Yvonne se colle à moi en permanence en me barbouillant dans le cou de sa bave affective et en chuchotant « Ma petite chérie, mon petit soleil », et qui va m’expliquer pourquoi ma mère pleure autant ?

 

JE ME SOUVIENS

IMPROBABLE  Voilà quelque chose à lire :

Je me souviens de « Je me souviens » de Georges Perec. Je me souviens de Sami Frey, de son incroyable séduction dans ce texte. Je me souviens m’être dit que c’était le plus bel écrit que j’ai jamais eu à lire, je me souviens que j’avais 12 ans. Je me souviens de la vie chez ma grand-mère. Comme elle m’aimait cette aimante, deux morts en quinze jours, deux de ses hommes son fils et son époux à quinze jours d’intervalle. Je me souviens que l’un des deux était mon père. Mon père est mort, je ne m’en souviens pas. Je me souviens que j’avais 4 ans et que ma chatte Popova qui incarnait la chatte en chaleur en permanence était ce jour là…en chaleur. Je me souviens des éclats de rire enfantin de ma cousine Florence qui la regardait dérouler tout son corps sur le sable sale de notre maison de vacances à l’Ile d’Oléron. Nous étions sur le perron, et le soir est venu et je ne m’en souviens plus. Il est mort noyé lors d’un bain du soir, un bain déraisonnable, le dernier bain. Ma mère était là, moi aussi. Moi, je me souviens de cette chatte en chaleur. J’avais 4 ans et le temps passe si vite que  c’était probablement hier. Entre temps, deux de mes enfants sont nés et je me souviens avoir souvent voulu remplir des pages blanches sans y arriver : la question est rémanente : pourquoi écrire quelque chose ? Pourquoi mettre en mot telle idée, telle pensée, pourquoi le faire si ce n’est pas immédiatement pour atteindre la perfection, ce dont je suis loin actuellement certes. Pourquoi essayer de faire lire, à d’autres nos propres pensées intimes ?

C’est tout cela que j’appellerai l’Improbable.

POURQUOI L’IMPROBABLE ?

Je me souviens lorsque j’avais 12 ans, toutes les grandes personnes disaient à tout bout de champ « C’est probable », aucun sens derrière cette expression mais chacun y mettait son propre sens. Vingt ans plus tard, l’expression du moment est l’exact contraire « C’est improbable » ou plus exactement c’est le mot « improbable » qui a retrouvé le devant de la scène. Tout est improbable…ce café que nous buvons ensemble, ces Pennes aux endives ricotta, ce discours d’entrée à l’académie, ce footing avec ton meilleur ami, cette couleur choisie pour la peinture du show-room, ce rendez-vous longtemps promis…bref tout ce qui n’a pas d’importance, tout ce qui nous touche de façon très superficielle est aujourd’hui IMPROBABLE. Une nouvelle façon de s’en foutre, probablement.

POURQUOI L’IMPROBABLE ?

La petite fille que j’étais ce jour de septembre sur le perron de la maison d’Oléron où Popova se roulait les fesses vers le ciel était au contraire très Probable. Mais cet accident aura eu l’effet d’une ardoise magique…tout effacé, enfance improbable, Qui a vu quoi ? Personne… Ma mère, sa femme, est pétrifiée, elle n’existe plus, ses cheveux blanchissent en trois mois, son corps s’alourdit terriblement, elle se met à travailler dur ; il faut qu’elle oublie, qu’elle ne se souvienne plus de ce moment crépusculaire où la petite tête d’épingle au loin s’est enfoncée sans crier gare, ce moment improbable où elle s’est posée une question vague « mais il est passé où ? Pourquoi rester si longtemps en dessous ? », Une fois le moment vague, vient le moment probable celui où elle comprend l’accident, le drame est là, elle ne peut pas aller à l’eau, elle ne nage pas. « Hydrocution » voilà la cause, la raison exacte, la circonstance du drame. Je ne me souviens de rien. Alors j’ai tout inventé.

C’EST PROBABLE

Longtemps je me suis inventé la mort de mon père, je l’ai inventé pour moi, pour les autres, pour avoir l’air et pour savoir quelque chose de sur, de probable. Je ne savais rien, alors j’allais tout inventer. Pourquoi personne ne m’en parle ? Cette question est revenue en permanence durant de longues années. 

J’étais souvent calfeutrée dans un édredon jaune d’or, le vieil édredon de la maison de famille rapporté à Paris après maintes de mes suppliques ; je me souviens que c’était la seule couverture qui satisfaisait mes désir de douceur, l’édredon était doux, souple et léger. J’y étais comme sur un nuage, un nuage de neige d’or : le bonheur suprême qui éveillait en moi des fantasmes étonnants car jusqu’à 8 ou 9 ans j’ai cru très fort que le ciel et les nuages étaient en fait les stations de ski, lorsqu’on partait au ski, à la neige c’était là-haut…C’était sur et je balayais vite la question de savoir comment on y arrivait, mais ce qui était sur c’est qu’on y arrivait.

 

la suite est en cours, peut-être.

03.10.2007

Franchement ça fait chier...

Franchement ça fait chier d'être obligée de se confier à un clavier. Je regrette le temps (que j'ai connu) où on inscrivait tout simplement quelques note sur un cahier avant d'aller se coucher. Alors là  c'est le blog, personne ne m'oblige certes mais comment faire autrement: dire quelque chose, quelque part et imaginer être entendue...foutaises. Toujours aussi fraîche et dispose, comme vous l'aurez remarqué, je réagis aux commentaires recus précedemment et j'en remercie tous les auteurs. Le seul fait d'avoir écrit ma pensée du soir m'a probablement soulagé et je pense moins au roman des  bienveillantes qui végète dèrrière le mur de ma bibliothèque. Merci à tous, quatre ou cinq que vous êtes, je me sentais vraiment mal. Mais ça ne suffit pas. Va voir un psy, lanceront certains, laisse tomber diront les plus fainéants, c'est ainsi lacheront les plus réalistes. Je ne supporte pas la souffrance d'autrui...tandis que la mienne me va très bien. Elle est plus sourde, plus infime certes...mais qu'en est-il de la souffrance ? Je me pose la question. Comment accepte t'on les pires humiliations, les pires sévices, dans quel état d'esprit, pas forcément celui que l'on croit justement; j'ai toujours remarqué que des situations épouvantables étaient parfois très bien supportées..c'est une question d'accoutumance. Mais s'habituer à son propre sort est une chose facile, presque naturelle,tandis que s'habituer au pauvre sort d'autrui est finalement beaucoup plus difficile: on imagine, on extrapole, on anticipe...Pourquoi s'occuper de ce qui se passe ailleurs alors qu'autour de moi je suis comblée avec deux superbes enfants (dont une très jeune), une vie facile ou presque, un amour marital et une tête bien remplie ? Pourquoi ? Pourquoi ? Tel est la question-jeu concours du jour. J'en ai assez de m'interesser à ce qui se passe ailleurs, surtout si c'est sinistre.

30.09.2007

Franchement y'a des cons

Alors là je n'ai plus le moral du tout, mais alors plus du tout. Je me demande même pourquoi je tapote encore sur ce clavier. Vous ne saurez pas pourquoi c'est simplement une accumulation. De cons. Une accumulation de cons. Ceux qui disent et ne font rien, ceux qui font des conneries, ceux qui ont un tuyau dans le cul, ceux qui devraient s'en mettre un, ceux qui ne s'occupent pas de leurs enfants, ceux qui font souffrir leurs enfants, ceux qui s'en contrefoutent même de savoir qu'il ont des enfants et ainsi de suite. Mais comment supportez-vous cette avalanche d'informations faitdivertiennes enfantines ? je suis dans un état dépressif permanent souvent en raison de ce que je lis ou entend sur la thématique "enfant". Le cas social est omniprésent, surprésent, y'en a t'il vraiment plus qu'avant ou est-ce une impression toute personnelle ? J'ai essayé de partir à l'attaque du fameux Goncourt "Les bienveillantes" 900 pages sur les massacres de la Shoah, remarquable et insoutenable. Pas possible de supporter une telle lecture, de supporter l'idée que des enfants ont été massacrés à balles devant leurs parents, qu'ils ont vu leurs parents massacrés à balles tombés dans une fosse. Le narrateur parle d'une petite fille juive qui vient, au beau milieu d'une séance d'execution, lui prendre la main (il est officier SS) il n'en peut plus, lui demande où est sa mère, elle montre le trou où tombent les éxecutés d'où sortent des gémissements sans fin alors il la prend dans ses bras et la conduit vers un soldat armé en lui disant "tue la bien". Voilà, je ne sais plus quoi dire et ça suffit. Il s'agissait de la campagne de russie qui a été la plus sanglante non seulement pour les juifs mais ausi pour les russes. C'est l'horreur et j'ai jeté le livre dérrière mon mur de bibliothèque. Bonsoir

16.09.2007

Revoilà la cochonne...

Eh oui, voilà ce que donnent en vrac...la pollution, les chasseurs ne sachant pas chasser, les nuages nucléaires, la malbouffe et l'anthropomorphisme. Cetipamignon ? d120a1a82215ed1f799d097bb413efa1.jpg3ec742a92a401e140eec88cc7e6b55b8.jpg

18.08.2007

Il s'agit maintenant de vendre la peau de l'ourse...

Je n'aime pas les jachères si elles ne sont pas fleuries, donc me voilà rentrée (momentanément) de vacances, d'un périple morbihanais aussi étonnant que famillial. La plage, la mer, le soleil mais vous ne verrez pas de photos, na! Je me replonge dans l'épouvantable actualité avec 15 journaux fois 3 titres de retard et j'explose. Voilà pourquoi ce petit post pré-post vacances pour relancer la machine: J'apprends entre autres que l'ourse Franka est morte, ce qui ne me fait pas fondre en larmes, c'était inévitable mais comment est-elle morte ?

Selon la voix officielle d'un banal accident de la route comme un vulgaire sanglier...truffée de plomb selon la voix OFF comme nous l'indique le blog (que je vous conseille et reconseille régulièrement ) de M Claude-Marie VADROT, grand-reporter et journaliste émerite à Politis actuellement. Voilà ce qu'on peut y lire: "Ces résultats sont restés confidentiels mais l'autopsie du cadavre de l'ourse Franska a fait apparaître que son corps contenait plusieurs dizaines de plombs de chasse. La preuve qu'elle a été sciemment poussée à coups de fusils vers l'autoroute où elle a trouvé la mort. La preuve que des chasseurs-bergers (???) lui ont bien tiré dessus et qu'ils sont définitivement d'une incommensurable bêtise.
Je persiste et signe: ce pays ne mérite plus ses derniers ours. Il faut d'urgence les envoyer en Espagne où on leur foutra la paix.

Pour une rentrée en douceur, allez donc faire un petit tour du coté de chez Claude : http://horreurecologique.blogspot.com/  et constatez vous-même l'ampleur des dégats. Pour conclure qu'il est à présent grand temps de vendre la peau de l'ourse...

31.07.2007

Qui est Patrick Bricard ?

GRAND JEU CONCOURS DE L'ETE:

Répondes aux questions suivantes:

- 1 Qui était Patrick Bricard ?  2 Qu'est-il devenu ? 3 Avez-vous un fantasme particulier en ce qui le concerne ? 4 Que pensiez-vous de Julie ? 5 En quelques lignes tentez de recréer un dialogue imaginaire qui collerait avec la photo ci dessous.


Patrick BricardVous est-il arrivé de parodier l’émission ?
Le dernier jour, quand l’émission s’est achevée, on a fait l’enterrement de Casimir, qui était dans un cercueil. Tous les participants étaient habillés en noir. On a fait aussi l’enterrement de Léonard, qui était dans un petit cercueil. Les éclairages se sont baissés ; on laissait juste les projecteurs dans la maison de Casimir, dans laquelle on a déposé le cercueil au son d’une musique adéquate. C’était très émouvant.


Comment définiriez-vous les relations entre François et Julie ?
C’était des relations de pure camaraderie. Julie et François ne devaient pas former un couple, c’était voulu par Christophe Izard, qui voulait ainsi ménager la sensibilité des enfants sans parents.

15.07.2007

Il a pas de culotte...

Nous aimerions, nous les femmes,c3ecc13726008a89c3c2c470fe362c20.jpg plus souvent regarder sous les jupes des hommes (quoique...). En tous les cas aujourd'hui, grace à annie et grace aux nombreuses questions soulevées (à distance) par les fêtes franco-écossaises d'Aubigny sur Nère, voici de quoi vous occuper quelques instants. Toujours dans la catégorie jeux-concours de l'été, il s'agit de trouver la photo retouchée...Excusez le virage soudain très "porté sur la chose" que prend ce blog mais l'été c'est AINSI.

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07.07.2007

De quoi s'agit-il ? (grand-jeu concours)

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C'est l'été et il s'agit de s'amuser...si vous avez oublié sur la table du couloir votre numéro "spécial Eté" jeux et sudoku, voici de quoi vous occuper: à quoi rime cette photo ? d'ou vient-elle etc,etc...

Les plus imaginatifs, les plus créatifs dans leur appréciation, ou ceux qui auront visé JUSTE gagneront le dernier numéro estival du "Sudoku solognot"..une anthologie!